Après un succès des plus triomphants au cinéma, notre Dark Knight à la voix rauque nous revient sur Xbox360. Enfin, pour la voix rauque on repassera, ici en français, la voix de notre chauve souris est plutôt plate… Ce n’est qu’un détail, et justement le jeu est rempli de détails de qualité, hormis celui-ci. La saga Batman voit donc en ce Batman Arkham Asylum une adaptation videoludique de grande qualité, qui plus est, acclamé par la critique.

Court, oui, mais impressionnant.

Et oui, il ne vous faudra guère plus qu’une douzaine d’heure pour remettre l’asile en état de fonctionner, ajoutez à ça deux ou trois heures pour les bonus répartis entre les mystères et les défis et c’est fini. Courte durée de vie certes, mais richesse scénaristique impressionnante, même si la fin de l’histoire est prévisible (pas en tout point rassurez-vous), avec une ambiance assez sombre et un Batman en proie au beau milieu des criminels qu’il a lui-même fait enfermer. On prend un grand plaisir à parcourir l’asile et noter les détails se rapportant aux absents du jeu (Mr Freeze par exemple). Le but du jeu est donc simple, mettre le Joker hors d’état de nuire, on retrouve alors le combat éternel entre Batman et le plus grand vilain de son univers. Mais le Joker sait se faire des amis, surtout dans un asile, et vous rencontrerez alors quelques autres grands méchants comme Harley Quinn ou l’épouvantail qui vous fera faire de terribles cauchemars… Mais ils se montrent quand même assez peu nombreux et certains, qu’on aurait aimé affronter, manquent à l’appel. C’est donc au cœur de cet asile d’Arkham où sont enfermés tous les vilains que vous évoluerez. La carte se montre plutôt spacieuse en proposant un environnement extérieur et plusieurs bâtiments, divisés en de nombreuses salles, à explorer. Peu de temps après le début du jeu, la carte nous est dévoilée et quelques petits écarts au scénario nous sont permis tout en gardant le chemin principal à suivre indiqué sur la carte par un point ainsi qu’un descriptif des objectifs à réaliser.

Revenons-en aux quêtes annexes avec l’homme mystère, qui a disséminé tout un tas d’énigme et d’objets à travers Arkham, on trouvera 4 ou 5 types d’énigmes différentes, dont les classiques objets à ramasser ou encore des points d’interrogation à reformer. Le seul bémol, c’est qu’il n’est pas si doué que ça pour cacher des choses, certains mystères sont extrêmement simples à trouver, en plus de ça, il a laissé traîner des cartes des mystères (indiquant donc l’emplacement quasi exact de chaque mystère d’une zone donnée) un peu partout… rajoutons que les succès trempe aussi dans la facilité avec plus de la moitié qui se déverrouillent tout seul au fil du scénario. Les mystères sont tout de même la principale quête annexe, puisqu’ils sont la source permettant de débloquer le reste, tel que des figurines « virtuelles » (plutôt très bien réalisées) et des biographies (accompagnées d’un visuel du protagoniste) d’un grand nombre de personnages de l‘univers de notre chauve-souris préféré, On y retrouve des personnages principalement tiré des comics comme Killer Croc, Bane, le

commissaire Gordon, Poison Ivy et bien d’autres. Egalement déblocables de cette manière, le mode défi est très bien pour parfaire sa technique d’homme de l’ombre ou de combos, en proposant des missions dans ces deux domaines, il faut être rapide et réalisé des objectifs, un classement est ensuite disponible pour comparer ses scores avec ses amis distant (ou tout le monde) sur le live. Enfin, certains bonus supplémentaires peuvent être gagnés d’autres manières, et puis pour le finir à 100%, il vous faudra le parcourir dans tous les modes de difficulté, Sa courte durée de vie est alors favorable sur ce point-là puisqu’elle permet d’avoir plus facilement envie de se lancer dans une nouvelle partie.

 

 

Batman est sur une gargouille, l’homme de main du joker est en dessous…

A la manière d’un Tomb Raider, on explore l’environnement, on escalade à l’aide d’un grappin, on s’accroche aux rebords des murs, mais le gros plus, c’est que vous pouvez vous percher sur des gargouilles en hauteur, et ainsi observer vos ennemis sans être vu pour élaborer votre petite stratégie. Vous pourrez alors attaquer de différentes manières, discrète ou en force, enfin pour les ennemis équipés d’armes à feu, vaut mieux privilégier le coté infiltration. Vous pouvez donc attendre que le méchant passe sous la gargouille ou vous êtes, là vous pressez une touche, Batman se pend à la gargouille la tête en bas, choppe le méchant et le pend par les pieds à la gargouille, je vous laisse imaginer ce que vous pouvez faire ensuite avec vos batarangs (shurikens en formes de chauve-souris) en changeant d’emplacement… Justement en parlant des batarangs, ils sont très simple à utiliser, vous viser avec une gâchette et tirez avec l’autre, ils possèdent aussi un mode rapide mais qui se montre peu pratique, il faut presser rapidement la gâchette de visée, malheureusement par moment pour ne pas dire souvent, il ne se déclenche pas. Notre homme de l’ombre ne manque pas de ressources et étendra sa palette de gadgets au fil de votre progression, vous découvrirez des nouveaux outils très intéressants, comme le gel explosif, permettant de faire exploser des parois à distance ou la batgriffe servant à attraper des objets inaccessible ou autre chose… Au total, on en compte une petite dizaine. Une autre chose qui se débloque au fur à mesure de votre avancée, ce sont les compétences améliorant les gadgets, les armes et les combos de Batman, correctes, mais bien trop rapide à débloquer en totalité… Sinon, les déplacements sont correctes, par défaut Batman marche, toutefois de manière un peu raide, mais dès que l’on presse A, il se met à courir, il peut aussi s’accroupir afin de passer dans les bouches d’aération, ouvrir des trappes pour passer dans des conduits sous le sol et ainsi ressortir derrière son ennemi. Mais le plus intéressant reste à venir, en exploration, plusieurs outils s’offrent à vous, mais l’un d’eux se démarque fortement des autres, la vision servant à analyser l’environnement, elle vous aidera entre autres à trouver un rebord où accrocher votre grappin, à voir les murs fragiles mais elle vous sera surtout très utile pour visualiser de manière très claire les ennemis présents dans la salle (un peu comme une vision thermique). Avec toutes les facettes cachées du décor qu’elle vous montre, vous vous doutez bien qu’elle vous servira grandement à élucider les énigmes de l’homme mystère…

Avec ce nombre de possibilités, on pourrait croire que la prise en main est longue et fastidieuse, et bien non, elle se montre d’une simplicité plutôt impressionnante.

Les combats se montrent extrêmement dynamiques grâce à un système de combo jamais vu auparavant. Une seule touche complétée de la direction adéquate sert à frapper, et une autre, pressé lorsque des points d’exclamation apparaissent au dessus de la tête d’un de vos ennemis, sert à parer les coups et ainsi lancer de violentes ripostes à ses adversaires. Ceci doit se faire

dans un timing précis car en faisant un max de combos, des méchants coups vous seront proposés par des combinaison de touches pendant la bataille, mais vous marquerez aussi un maximum de points servant à acheter des compétences et à vous soigner, car vous n’avez pas d’inventaire et donc aucun objet pouvant vous guérir, la barre de vie se remplit seulement après un combat et cela dépend de vos prouesses… mais pas de panique, c’est assez simple et intuitif. Ajoutons à ça les cauchemars de l’épouvantail, un mini jeu à l’intérieur du jeu cassant un peu le rythme de Batman Arkham Asylum, sous forme d’un genre de jeu de plateformes, c’est classe, effrayant, mais y’a pas de champignon qui fait grandir, ce n’est pas du Mario non plus !

Les temps de chargements sont quasi inexistants, juste au chargement d’une partie et la sauvegarde est uniquement automatique, c’est un peu déstabilisant quand on est habitué à sauver sa partie avant de quitter le jeu, et bien là on ne peut vraiment pas. En fait, son fonctionnement est simple, chaque fois que l’on passe une porte nous faisant changer de salle, la sauvegarde se déclenche. Cet aspect réduit évidemment la difficulté du jeu, mais d’autres cotés sauront la rehaussé comme certains Boss par exemple et cette barre de vie se remplissant seulement à la fin des combats…

Enfin finissons avec le meilleur, oui voilà ce qui, je trouve, est le plus appréciable dans ce Batman, en plus c’est en rapport avec la fin du précédent paragraphe… Je veux bien sûr parler des Game Over qui se montrent plus qu’originaux. Le méchant que vous affrontez vous ayant mis au tapis, il viendra lancer des railleries autour de votre dépouille. Mais ce qui est vraiment bien c’est qu’il n’y a pas qu’un seul Game Over par vilain, mais jusqu’à 4 ou 5 pour certains, on peut peut-être en compter, au total, une vingtaine de différents.

 

 

Son et lumière…

L’ambiance sonore est posée avec des rires du Joker résonnant à chaque coin de couloir. Et oui Monsieur J, comme aime à l’appeler Harley Quinn, ne se lassera pas de vous narguer à travers les haut parleurs et autres écrans de télévision donnant une touche high tech à l’asile. Les ennemis en feront de même pendant les combats, avec beaucoup moins d’assurance tout du moins et l’homme mystère, lui, s’énervera de plus en plus à mesure que vous résolverez ses énigmes. Tout ceci en français s’il vous plaît, accompagné, qui plus est, d’une bande son habilement énergique aux moments importants du scénario. Une version française qui se montre donc correcte, mais on aurait aimé avoir accès à une version originale sous titrée plutôt que de devoir changer la langue de sa console pour profiter des voix anglaises.

L’environnement graphique est assez varié même s’il se veut principalement carcéral, ce qui est logique en même temps, c’est un asile ! Vous traverserez des zones de soins intensifs, un manoir et quelques autres bâtiments, mais cette variété, Batman Arkham Asylum la trouve aussi dans une dominante de couleur changeant au fil de l’histoire et de certains lieux. Pour parler des graphismes même, ils sont plutôt très classieux, tout est détaillé avec soin, que ce soit les gardes ou les personnages principaux, c’est à l’aide d’un zoom puissant sur leurs visages que l’on s’en rend compte.

Question menus, c’est plutôt sympa, dès qu’on met le jeu en pause, l’image en arrière-plan prend un aspect comics (bande dessinée) en noir et blanc plutôt jolie. L’interface de jeu, elle, affiche une image épurée, avec une barre de vie apparaissant seulement lors des combats et des menus de sélection gadgets se montrant uniquement dès que l’on presse la croix directionnelle. Pour la météo, Quelques effets de pluies sont visibles mais seulement à

certains moments du scénario et l’aventure se déroule principalement en nocturne, après tout c’est une chauve-souris notre Bruce Wayne ! Et c’est bien connu, elles ne vivent que la nuit !

Par contre, en combat, vous aurez droit à quelques baisses de luminosité, rassurez vous c’est normal, les coups reçus troublent parfois l’image à l’écran. Cela, accompagné de bruitages sonores de qualité, illustre à merveille la violence des coups. Il ne manque que le coté sanglant, car Batman frappe fort, et pourtant on ne note aucune giclée de sang, mais bon, ça permet au jeu d’élargir son public, quoique… Il est tout de même déconseillé aux moins de 16 ans…

Finissons avec la caméra offrant une vue à la troisième personne, jusque là c’est parfait. En fait tout est très bien, c’est juste que notre personnage est plus sur la gauche, il n’est pas centrée, ça fait bizarre… Et par moment, la carrure imposante de Bruce nous gêne un peu, nous empêche de bien voir ce qu’il y a devant nous. Ajoutons que la caméra est assez libre, à gérer soi-même avec le joystick, mais il y a une raison à ça, il vous faudra souvent explorer l’environnement, pour les mystères bien sûr, mais aussi pour trouver un moyen, avec le décor, d’éliminer ses ennemis en toute discrétion… Et je vous donne un dernier petit détail pour la route, je n’ai croisé aucun bug !

 

 

Vous l’aurez compris, ce jeu ne compte qu’une très grosse faiblesse, sa durée de vie très courte. Mais passer à coté, à cause de ce malheureux défaut, serait une erreur, car pour une adaptation de licence, il est plutôt réussi et surprenant. Tout d’abord grâce à son scénario totalement inédit (qui n’est pas un copié/collé de film comme beaucoup le font), mais aussi à l’éventail de vilains que l’on croisera et également à la richesse des bonus (les biographies et figurines). Et puis notre grand chevalier noir bénéficie d’une plastique et d’une prestance des plus classieuse, excepté quand il marche… Mais bon c’est un détail, Batman Arkham Asylum est vraiment un jeu de qualité.


Très bon scénario, les biographies et figurines, les défis
Les Game Over, peu de temps de chargements, les gadgets, vision d’analyse de l’environnement, prise en main simple, combats dynamiques
Pas un bug, qualité graphique et sonore au top
  
 
Court, mystères trop faciles, Pas assez de grands vilains.
Le batarang rapide
Pas de VO sous titrée
 
 

Editeur: Eidos Interactive

Devellopeur: Rocksteady

Genre/Type : Action / Infiltration

Plateformes : Xbox360, PS3, PC

Date de sortie : 28 août 2009

Classification PEGI : Déconseillé aux – de 16 ans