Après le grand Dragon Quest VIII sorti en 2006 sur PS2, on était en droit de s’attendre à un neuvième épisode des plus grandioses sur console next-gen… Mais, contre toute attente, le jeu sera développé sur nintendo DS, bien loin des graphismes HD de la PS3 et Xbox 360, malgré tout, n’allez pas croire que la qualité ne sera pas au rendez-vous, au contraire, le jeu se montre des plus vastes avec des graphismes soignés, on a droit ici à un vrai RPG japonais avec une carte immense à explorer, bien loin des couloirs linéaires de FF 13…

 

 

 

Petite console, mais gros jeu !

Le scénario est simple, mais tout à fait agréable puisqu’il nous plonge dans une saga féérique où, magie et ange gardien au cœur d’un monde enchanté se côtoient, bon, vous allez me dire que ça ne change pas beaucoup de la plupart des RPGs, mais ça vaut le coup quand même. Dans ce neuvième volet, vous incarnez un genre d’ange gardien (et oui, la classe !) plus précisément, un cellestélien veillant sur un petit village de ce qu’ils appellent « le protectorat », l’équivalent de notre « Terre ». Vous descendez donc régulièrement pour éradiquer les quelques monstres qui menacent le village que vous devez protégez, en échangent de quoi, les habitants de ce village vous remercieront et vous prieront, alors même qu’ils ne vous voient pas, tout comme nous autres avec nos différentes croyances religieuses. Et oui, dragon quest ne perd pas ses habitudes, et la religion est toujours très présente, à la manière du jeu. Enfin, les prières et remerciements des habitants vous rapporteront de la « bienveillessence », produit qui vous permettra d’alimenter un arbre, Yggdrazil, au sein de votre royaume célestellien quelque part dans le ciel, afin d’en récolter un fruit rarissime, symbole d’un grand changement et d’une évolution des Célestelliens. Mais tout ne se passera pas comme prévu et vous perdrez alors vos ailes de célestelliens et deviendrez en quelques sortes un simple humain. Voici donc le moment où votre aventure commencera réellement.

Ce sera également le moment où vous devrez aidez les gens (oui c’était déjà votre job avant, y’as pas de raison que ça change) en résolvant différentes quêtes sans aucuns liens les unes avec les autres, de ce coté-là, ça reste du Dragon Quest et le monde de DQ IX abrite de nombreux villages ayant besoin de votre aide…

Ce qui me permet d’en venir à la durée de vie que je tablerais sur une bonne centaine d’heures, l’aventure est déjà extrêmement longue, et une grande variété de quêtes vient s’y greffer. Quand je dis qu’elles sont variées, je ne mens pas, au choix, vous aurez une centaine de quêtes facultatives (ramassez un certain nombre d’exemplaire de tel objet, exécuter un

certains nombre de fois tel attaque, tuez tant de fois tel ennemi…) plus ou moins compliquées, puis l’alchimarmite et son nombre incalculable d’objets à créer, mais aussi l’encyclopédie des monstres et objets à remplir, les mini-médailles à trouver, les coffres à ouvrir… Rajoutons à cela la possibilité de jouer en multi joueurs avec ses amis, enfin seulement s’ils sont proche de vous, c’est-à-dire que le multi ne se limite qu’au sans fil, le wifi ne sert qu’à mettre à jour un magasin spécial à Ablithia vous permettant d’acheter des objets rares et obtenir de nouvelles quêtes, et on obtient un jeu quasiment immortel… Apprécions également la grande liberté de mouvement qui fait qu’on ne sait plus trop où aller par moment, heureusement ils ont pensé à tout et il vous suffira de presser X pour savoir où vous en êtes dans votre aventure.

Enfin, je rajouterais que c’est bien de pouvoir créer notre héros de la tête au pied, seulement il se montre beaucoup moins attachant et pas du tout charismatique, pour y pallier, je pense qu’il aurait plutôt fallu permettre la création du seul héros et non de toute sa bande, des personnages originaux et travaillés aurait peut être pu donner d’avantage de charisme à notre équipe…

 

Classique et facile…

Pour commencer, ce que l’on regrettera dès le menu principal, c’est l’unique emplacement de sauvegarde… Et oui, vous ne pourrez créer qu’une seule partie, certains jeux n’en possédaient que 3 et c’était déjà peu, mais là on atteint le summum.

Pour ce qui est des combats, on a affaire ici à du tour par tour, un classique dans les RPGs nippons qui vous permet de prendre le temps de sélectionner vos sorts et attaques à chaque tour, et comme Dragon Quest 8, vous jouerez avec 4 personnages sur la ligne de front. Les attaques se montreront variées grâce à un nombre de classes assez conséquent, 5 d’entre elles seront accessibles dès le début, Troubadour, Mage, Prêtre, Voleur et Artiste Martial, pour les autres, il vous faudra résoudre certaines quêtes. Ce qui est bien, c’est que le jeu propose de changer de classes autant de fois que l’on veut et sans restriction monétaire (bon c’est un peu facile tout de même), on peut ainsi créer le guerrier ultime en mixant certains jobs, à savoir que les sorts d’une classe ne sont pas utilisables par une autre, il faudra réapprendre le sort, mais par contre, les aptitudes le sont, du moment que l’on possède l’arme identique.

L’évolution de nos combattants se fait simplement en remportant des points d’expérience à la fin des combats, (je vous l’ai dis que c’était du classique, mais ce n’est pas plus mal !), certains niveaux vous demanderont de répartir des points de compétences vous permettant d’apprendre tel sort ou aptitude.

L’aspect multi est évidemment intéressant, mais il est tout de même dommage qu’aucuns personnages rencontrés ne puissent nous accompagner et alors remplacer nos personnages préfabriqués ou l’absence d’amis habitant à coté, ayant une ds et le jeu…

La navigation sur la carte est sans surprise, au niveau des monstres tout du moins puisqu’ils sont visibles, on peut donc rapidement les éviter, mais s’ils vous voient, attention car ils courent plus vite que vous.

Les game Over, eux, ne sont toujours pas très violents dans Dragon Quest 9, puisque vous serez téléporté à la ville la plus proche et ne perdrez qu’un tout petit peu d’argent, rien de très méchant en gros…

Pour finir sur le Gameplay, précisons que le jeu est entièrement jouable au stylet, plutôt bien pensée, cette jouabilité se montre aussi intuitive qu’aux touches, peut-être même plus agréable.

 

A quoi ressemble ton héros ?

Pour la première fois dans un RPG japonais, enfin disons dans un Dragon Quest, la customisation atteint un niveau inédit, et le moindre changement de vêtement modifiera l’apparence de vos personnages. Personnellement, dans les anciens RPGs (Dragon Quest, Final Fantasy, Blue Dragon, Lost Odyssey…), j’ai toujours trouvé ridicule que le fait d’équiper un combattant d’une grosse armure dans l’inventaire ne changeait pas son apparence à l’écran, ça ne restait qu’imaginaire… Et bien Dragon Quest IX enterre ce défaut sous une bonne motte de terre avec son lot impressionnant d’équipements en tous genre.

A coté de cela, le bestiaire reste toujours aussi loufoque, mais se voit agrémenté de quelques nouveaux monstres aux noms toujours autant recherchés… La carte est immense et offre bon nombre de villages à visiter, ainsi que des pnj (assez plats) à rencontrer.

Les graphismes en cell shading et l’aspect SD (super deformed) des personnages rendent le jeu très enfantin, très «tout mignon », on aime ou on aime pas, en tout cas la patte de Monsieur Akira Toriyama se fait très vite remarquer, et l’on s’amuse à recréer rapidement des héros de DBZ tel que Gohan, Goku, Ubb ou d’autres… Malgré cet amusement, on remarque vite que le coté création est très limité, peu de visages et coupe de cheveux différents, mais bon, par la suite ce sera par l’habillement que vous customiserais votre héros, et là, le choix des accessoires est tout simplement gigantesque…

La cinématique d’introduction est éblouissante et ce qui est marrant et subtile, c’est la manière qu’ils ont de nous montrer notre héros sans le montrer (vu qu’on l’a créé nous même, il ne peut pas être dans la cinématique), alors ils nous montrent seulement sa main, je trouve ça bien trouvé, mais ce qui est dommage, c’est qu’il y en aura peu d’autres.

Un petit truc gênant en combat, à moins d’avoir les yeux de Flash Gordon, c’est la vitesse de défilement des textes qui apparaissent pour nous donner des informations sur le statut de nos combattants ou ennemis, par exemple lorsque l’on vole un objet ou lance un sort d’altération, il est important de savoir ce que l’on a volé et dans le deuxième cas, si le sort a fonctionné, et bien souvent, on n’a pas le temps de lire toute la ligne, c’est un peu handicapant.

Coté bande son, c’est ma même chose, la plupart des musiques et sonorités ambiantes sont toutes mignonnes et nous berce dans un monde enchanté, enfin tant qu’on se trouve dans un village, parce que lorsque l’on mets les pieds dans une caverne obscure ou que l’on tombe sur un boss, le ton change et devient bien plus dur et effrayant, enfin pas trop tout de même, rassurez vous.

 

Au final, Dragon Quest IX : les sentinelles du firmament n’invente rien, mais franchement ce n’est pas plus mal quand l’on voit les derniers épisodes d’autres grandes sagas du RPG nippon. Et justement, ici, ce qui est bien c’est de pouvoir jouer à un vrai RPG japonais avec des bases solides (combat au tour par tour, système de jobs…) et quelques nouveautés (création et customisation de son héros, Multi-joueurs…). Entaché de seulement quelques défauts, le jeu conviendra à tous fan de RPGs japonais classique, mais aussi aux joueurs occasionnels par sa possibilité de jouer à plusieurs, et aux plus jeunes par son univers mignon et coloré. Un jeu s’ouvrant donc à un large public avec une durée de vie impressionante.

 

 

Scénario magique, durée de vie colossale, nombreuses quêtes annexes
Un grand choix de classes/jobs, jouable au stylet ou aux touches, un bon RPG jap classique.
Customisation visuelle des personnages, Nombreux accessoires, belle cinématique d’intro.
 
personnages créés peu attachants et pas du tout charismatiques,Un seul emplacement de sauvegarde, impossible de recruter des compagnons parmi les PNJs, Game Over peu contraignant, Grande facilité, texte défilant trop vite en combat.
 

 

Editeur: Square Enix

Devellopeur: Level-5

Genre/Type : RPG

Plateformes : Nintendo DS

Date de sortie : 23/07/2010

Classification PEGI : Déconseillé aux – de 12 ans