Après le Dragon Age Origins sorti récemment, Bioware nous offre encore du lourd avec ce deuxième volet de Mass Effect plus que très attendu. Alors, le jeu vaut-il le coup ? Pouvez-vous vous passez du 1er ? Ce test saura peut-être répondre à vos questions.

 

Jouez au premier, et après, venez jouer au second.

Pour commencer, vous incarnez le commandant Shepard, héros de la galaxie, depuis les exploits accomplis dans le premier volet. La menace a changé, et vous devrez faire face à des enlèvements de colonies humaines, l’ennemi est connu mais aussi extrêmement puissant, on en parle à la fin de Mass Effect premier du nom… Pour le combattre, vous devrez vous allier à une organisation peu appréciée. A la base, Mass Effect a été pensé pour devenir une trilogie (chose assez rare dans le domaine vidéoludique), le codex est très complet et vous en apprendra beaucoup sur le monde du jeu, mais il ne fait aucun doute qu’il est vraiment préférable d’avoir joué au premier opus afin de mieux s’imprégner de cet univers des plus vastes. On se trouve donc dans un univers galactique (à la Star Wars, Battlestar Galactica…) extrêmement riche, les planètes, les races extraterrestres et les personnages sont vraiment très fouillés. Et votre équipe se verra encore une fois très fournie avec bien plus de combattants que dans le premier. Le seul petit bémol qu’on pourrait y trouver, c’est la façon de les recruter, on nous donne une liste et on va les chercher… Entre autres, on trouvera Jack, une allumée du cerveau manipulant la biotique plutôt très habilement, ou encore Mordin, un scientifique Galarien qui vous sera plus qu’utile aussi bien sur le terrain que dans votre vaisseau, mais également quelques collègues du premier… Ce que l’on remarque au premier abord, c’est la vraie complémentarité qui existe entre Mass Effect 1 et 2. Une grande partie de l’immersion vient des multiples choix possibles à de nombreux moments du jeu, et c’est là que ça devient intéressant, puisque les choix que vous aurez fait dans le premier volet auront un impact dans celui-ci, c’est-à-dire qu’en second plan, on retrouvera des personnages que l’on a épargné ou encore on ne retrouvera pas ceux que l’on a tué mais des allusions leurs seront faites. C’est donc le système de dialogues qui fait le succès des jeux Bioware, c’est vous qui décidez comment réagir, plus ou moins gentiment dira t-on… Côté missions annexes, elles sont assez variées, on passe des simples missions qui s’obtiennent en discutant avec les PNJ que l’on croise, aux scans de planètes afin d’obtenir des ressources ou autre chose… Mais on trouve aussi de fausses missions principales dans l’aide que chaque coéquipier vous demande pour son compte personnel. Sans nul doute, c’est l’exploration de toutes les planètes qui vous demandera le plus de temps. La durée de vie d’une partie, s’étalant sur une fourchette d’une quinzaine à 25 voir 30 heures

selon que vous faites les missions annexes et que vous explorez à fond la galaxie ou pas, est plus que correcte, car vu les possibilités du soft, il existe de multiples raisons de le refaire (être gentil ou méchant, épargner ou tuer…). En plus de cela, plusieurs niveaux de difficultés existent, bien différents les uns des autres, les plus téméraires choisiront le mode dit « démentiel », mais attention, mode à éviter pour les débutants.

 

Plus accessible, mais moins « RPG »

Pour bien commencer ce paragraphe gameplay, faisons le point sur la maniabilité, qui, dans ce second volet, se voit légèrement modifiée. Déjà, il faut maintenant recharger vos armes, ça devient vite des automatismes mais je trouve tout de même que les chargeurs s’épuisent très rapidement, il ne vous est plus possible de lancer des grenades (la touche select ne sert donc plus à rien…) ou de s’accroupir, la mise à couvert est revue et ne se fait donc plus toute seule, il faut presser maintenant le bouton A pour se coller au mur. Enfin, finissons sur quelque chose de bien, la disparition du Mako (véhicule incontrôlable du premier opus), ce qui n’est pas un mal en fin de compte… Du côté de ce qui ne change pas, vous serez toujours 3 sur le terrain de bataille et à l’aide des roues de pouvoirs et d’armes, vous assignerez les actions à vos deux équipiers, comme dans le premier opus. Le système de sauvegarde reste également le même, celle-ci est toujours possible à tout moment excepté lors des combats, tout ça accompagné d’une automatique au choix du joueur. Côté défauts, on notera seulement des temps de chargement extra mais vraiment extra lourd, malgré un écran d’attente animé. Enfin, pour ce qui est de l’atténuation du côté RPG, c’est vrai que le jeu se montre plus simple, déjà il est découpé clairement en mission avec un écran apparaissant à la fin de chaque mission terminée, les points de compétences tombent d’ailleurs généralement à ce moment là, et la distribution de ceux-ci est plutôt simple, chaque pouvoir est divisé en quatre niveaux (le 1er coûte 1 point, le 2ème 2…), une fois un pouvoir au maximum vous aurez une petite surprise, on compte également bien moins de compétences à augmenter. L’armement en prend également un coup, déjà chacun est équipé des armes dont il peut se servir (pas de fusil sniper sans viseur…), ensuite les upgrades du 1 disparaissent pour laisser place aux améliorations tout de même moins bordéliques que le 1er, comprenez par là qu’on ne stocke plus des centaines d’objets dans notre inventaire, une fois une possibilité d’amélioration trouvée, elle est transférée au labo du vaisseau et c’est à cet endroit que l’on décidera de lancer la recherche afin d’améliorer armes, armures, vaisseau…

 

Jouons à cache-cache pendant les cut-scènes…

Évidemment, on pestera sur le peu de planètes explorables par rapport à la quantité gigantesque qui parsèment la galaxie, mais il faut reconnaître le travail énorme effectué, l’univers créé est tout simplement immense par, déjà, son codex des plus complets, accompagné pour la plupart des informations d’une voix qui vous lis le texte, c’est tout simplement royal ! La galaxie est colossale ! La bande-son, elle, reste discrète, mais quand les thèmes se mettent à résonner dans vos oreilles, le jeu n’en devient que plus immersif. Rajoutez à cela un doublage en version française frôlant la perfection (bien supérieur à celui de Dragon Age Origins pour vous donner un ordre de comparaison) et votre ouïe se voit plus que comblée. Après cet élan de perfection, redescendons un peu de nos nuages pour énoncer les bugs d’affichages au niveau des cut-scènes, trop souvent présents. Tous les jeux ont leurs défauts, voici donc le gros point noir de Mass Effect 2, des personnages qui disparaissent ou se téléportent pendant que vous parlez, un scintillement des yeux assez étrange… Bref, ce que l’on peut reprocher justement ici, c’est seulement l’absence de cinématiques, remplacées ici par ces cut-scènes réalisées avec le moteur graphique du jeu qui en plus buguent… On notera également l’absence de carte dans les zones vouées aux combats, je trouve cela un peu dommage alors que dans le 1, les cartes étaient disponibles partout, on nous laisse juste la possibilité d’afficher une flèche montrant la direction à suivre pour atteindre l’objectif. Pour les zones uniquement dédiées à l’exploration, seule une carte « statique » (pas de zoom, pas de déplacement de la carte, pas de marqueur manuel) est disponible. Pour ce qui est des menus, ils restent à l’identique, seul l’onglet de changement d’armures, d’armes disparait, puisque dorénavant vous pouvez vous occupez de tout ça dans votre vaisseau. La customisation de l’armure devient donc bien plus poussée que dans le premier volet, à l’image d’un Dragon Age, on choisit indépendamment les jambières, plastrons, épaulettes… On a même la possibilité de mêler plusieurs coloris et divers motifs (peu nombreux) afin de se créer son armure parfaite. Il ne manquait plus que la possibilité de personnaliser celle de ses coéquipiers, mais ce n’est malheureusement pas possible. D’ailleurs, on pourrait également noter l’impossibilité de jouer autre chose qu’un humain, avec le nombre de races différentes que compte Mass Effect, je trouve cela dommage.

 

 

L’utilisation d’un univers galactique plutôt qu’une thématique médiévale surexploitée dans le monde du jeu vidéo joue évidemment beaucoup dans le succès de Mass Effect, ce deuxième épisode ne déroge pas à la règle. On sent ici toute l’immensité de la galaxie, les races extra-terrestres sont nombreuses, les armures et les villes futuristes, on vole d’une planète à un autre système solaire en deux temps trois mouvements… Nous voici donc encore avec une perle entre les mains, ceux qui n’y jouent pas passent à côté de quelque chose, il est urgent de découvrir l’univers de Mass Effect, qui sait, il rivalisera peut-être un jour avec Star Wars…

 


La complémentarité avec le premier, la richesse de l’univers, les modes de difficulté
Prise en main accessible, Gameplay revue,
Doublage VF quasi parfait, l’immensité et l’immersivité de l’univers,
 
 
Attendre le troisième…
Temps de chargements très très lourds, Disparition en partie du « côté RPG »
Les bugs d’affichages lors des cut-scènes, pas de cinématique, pas de carte en combat
 
 

Editeur: Electronic Arts

Devellopeur: Bioware

Genre/Type : Action – Aventure

Plateformes : Xbox360, PS3, PC

Date de sortie : 28/01/2010

Classification PEGI : Déconseillé aux – de 18 ans