Et voilà, Dead Rising 2 est enfin disponible, Chuck Green, grand adepte de motocross, succède ici au célèbre photographe du premier volet, Franck West. Scénario fouillé, nouveautés, humour et véritable défouloir seront de la partie, mais est ce que ce nouvel arrivant réussira à nous faire oublier quelques temps notre cher Franckie ? Les nouveautés arriveront-t-elle à renouveler la série zombesque de Capcom ? Ou encore le scénario saura-t-il vous surprendre ? Et bien, je ne saurais trop vous conseiller de vous hâtez de lire ce test pour le savoir.

 

72000 Zombies et moi, et moi, et moi…

Dead Rising 2 nous met donc dans la peau de Chuck Green, mais à part que c’est un passionné de motocross, on ne sait pas grand-chose sur lui. Alors qui est-t-il ? Quel est son passé ? Quelle est sa motivation ? Et bien ce que l’on sait également, c’est qu’il a une fille, la petite Katey qui cache une douloureuse morsure sur son bras, d’où provient cette morsure ? Pour le savoir, il vous faudra parcourir le prologue « Case Zero », enfin cette petite Katey est la principale motivation de notre Chuck Green, il ne vit que pour la sauver, et pour cela, il devra trouver du Zombrex, le miraculeux médicament qui retarde la transformation, toutes les 24 heures. On a donc affaire à un père de famille plutôt mature qui en a gros sur la patate. En plus de tout cela, il se verra être l’objet d’une terrible machination… Mais là j’en ai déjà trop dit, à vous de découvrir le reste. Le scénario se montrera alors plutôt bien réalisé, ponctué de quelques rebondissements susceptibles de vous faire sursauter.

Du coté des quêtes annexes, parlons plutôt d’évènements annexes, puisque votre transmetteur ne cessera de sonner pour vous indiquer ce qui se passe à Fortune City, ainsi, vous saurez où aller pour sauver une pauvre demoiselle en détresse ou alors défier un allumé du cerveau genre cuistot cannibale. Seulement tous ces évènements ne sont pas obligatoires, ceux qui le sont vous permettront de comprendre le scénario, et encore, vous pourrez passer à coté, volontairement ou par manque de temps, préparez vous alors à vivre des évènements tragiques, oui car cela aura pour conséquences de modifier la fin du jeu et pas forcément de la plus belle des manières. Enfin, ce système de fins alternatives joue beaucoup dans la forte rejouabilité qu’offre le titre, et qui sait, il vous faudra peut-être plusieurs parties pour découvrir la vraie fin du jeu. Ajoutez à cela un mode à débloquer, tout un tas de boutiques et de lieux à visiter, un système d’évolution de votre personnage, une dizaine d’heures pour boucler une partie et vous obtenez une durée de vie très honnête.

 

Vous voulez vous défoulez ? Suivez Chuck Green…

Un véritable défouloir, c’est le terme idéal pour qualifier Dead Rising 2, tout comme son prédécesseur, après une partie sur le titre, vous en ressortirez plutôt très détendu. Mais cela ne fait pas tout et un gros point noir viendra assombrir méchamment ce beau tableau, je parle des temps de chargement qui se montreront très présents, très longs et très énervants puisqu’ils vous stopperont dans le feu de l’action. Puis, présents lors des cut-scènes et à chaque changement de zone, on ne pourra pas vraiment les éviter, il vous faudra prendre beaucoup de mal en patience…

Dans son ensemble, Le jeu garde une grosse base du premier volet et offre, à mon gout, trop peu de nouveautés. On n’en trouvera réellement qu’une seule, qui plus est de taille, la possibilité de associer plusieurs objets et ce, aussi bien en termes d’armes que de boissons/nourriture, tel un Macgyver, Chuck arrivera alors à vous créer un genre de baïonnette à l’aide d’un fusil à pompe et d’une fourche, je pourrais vous donner d’autres exemples mais je vous laisse les découvrir pour vous dire qu’une bonne cinquantaine de combinaisons est possibles, il y a de quoi faire en gros.

En termes de jouabilité, on remarque un pas de Chuck un peu lent, mais l’on s’y habitue, et puis sa vitesse est amenée à évoluer que ce soit par les évolutions de niveaux ou par les boissons… Ce qui est tout de même appréciable, c’est une certaine variété de jouabilité, ainsi vous pourrez conduire divers véhicules (voiturette, voiture, moto…) et déplacer Chuck de diverses manières grâces à des objets spécifiques, la tête d’élan en est un bon exemple, puisque Chuck se mettra à charger comme un taureau, rien de tel pour éliminer du zombie en masse et jouir d’une certaine puissance !

Coté difficulté, elle se montre relativement bien dosé, on n’as pas à faire à un jeu d’une extrême facilité ici, et ça c’est bien. Par contre, on ne note aucune possibilité de choix du niveau de difficulté, mais franchement, cela ne manque pas, le jeu deviendra de lui-même plus facile au fil des niveaux d’évolutions que vous gagnerez qui augmenteront diverses caractéristiques de Chuck (vie, puissance, cases d’inventaire…). Qui plus est, rajoutons que le challenge est inévitable ici, et oui, vous déciderez forcément d’essayer de sauver tous les survivants ou d’affronter tous les psychopathes, et à ce niveau, ce ne sera pas toujours facile, même si l’on note quand même une difficulté revue légèrement à la baisse par rapport au premier volet, et ça, c’est pas plus mal.

Enfin, clôturons ce paragraphe sur une petite nouveauté qui fait plaisir, la présence de trois emplacements de sauvegardes, mais une petite disparition un peu dommage, je veux bien sûr parler de la capacité photographe de Franck West, qui permettait de faire des points en prenant le plus de zombies en photos, mais étant donné qu’il n’est pas présent c’est un peu logique que l’on ne retrouve pas cette possibilité.

 

Du sang, du sang, du sang !

Graphiquement, le jeu n’as pas le niveau, déjà, les graphismes se montrent très moyens, mais là-dessus viennent se greffer des défaults dont un que l’on le remarque au niveau des cut-scènes où les ombres se montrent alors tremblantes et bourrées d’aliasing et un autre concernant les visages des personnages qui ne sont pas toujours très réussis (je pense ici à Chuck et Katey), bref, quelques gros problèmes qui viennent ternir la qualité du jeu.

Cela se constate d’autant plus en multi, plus précisément en coop, où des personnages disparaîtront pendant deux-trois secondes lors de ces fameuses cut-scènes.

Notons également qu’il y a un peu trop de choses affiché à l’écran, l’ATH (affichage tête haute) se montre très chargé en gros, à une époque ou la plupart des jeux propose de l’épurer au maximum, c’est plutôt étonnant.

Malgré tout, les graphismes hors cut-scènes ne sont pas si mauvais, et lors de celles-ci, on appréciera de voir apparaitre chuck habillé du costume dont nous l’avons équipé, donnant lieu alors parfois à des scènes très décalées.

En guise de musique, on aura droit à un genre de musique d’ambiance, genre les musiques qui résonnent dans les centres commerciaux, centres de vacances ou parcs d’attractions, remarque c’est logique puisque l’on est ici dans un mix de centre commercial et salles de jeux (casinos). Enfin, à coté de ça, vous aurez quelques thèmes quand même qui restent très hard rock lors des rencontres avec les psychos, enfin rien de très exceptionnel.

Malgré tout, on appréciera quelques détails, comme la tonne de fringues différentes à faire enfiler à chuck, du ridicule maillot une pièce de Borat au très classe survêtement jaune faisant penser à un certain Bruce Lee ou Kill Bill (au choix)… Mais on aimera aussi les éclaboussures de sang recouvrant totalement Chuck et démembrements possibles donnant au jeu une tonalité extrêmement gore et la carte se montrant très complète tant au niveau du plan que de la superficie, on aimerait évidemment plus grand et plus varié, mais bon c’est déjà pas mal. Par contre, un gros bravo pour les bruitages, que ce soit au niveau des gémissements des zombies (effrayants parfois…) que des cris des autres survivants (parfois stressants…) et l’affichage impressionnant de dizaines (voir centaines) de zombies à l’écran.

 

« Une erreur est survenue… »

Abordons maintenant un point très intéressant du jeu, le multi. Il se découpe en deux partie, commençons par les mini jeux, jouables à 4 minimum et maximum, oui ça c’est déjà un peu dommage, impossible de se faire une partie à deux tranquillement pour éviter de tomber sur des inconnus qui se déconnecteront lorsqu’ils perdront. Enfin bref, ces mini jeux vous proposent de zigouiller du zombie d’une bonne dizaine de manière différentes (Boule de hamster géante, motos équipées de tronçonneuses, fusil sniper…), certes c’est bien marrant, seulement l’attente est longue pour qu’une partie démarre. Passons maintenant au plus gros, à la meilleure part du gâteau, la coopération. Jouable à deux, celle-ci vous permettra de jouer l’intégralité de l’aventure avec un de vos amis, plutôt grandiose non ? Rajoutons à cela que vous pourrez y sauvegarder l’évolution de votre Chuck et ça devient très classe enfin pour peu que vous arriviez à rejoindre votre ami… Oui car les problèmes de connexions ne sont apparemment pas si rare que ce soit sur les forums ou même chez nous, et oui on a souffert

nous aussi de cette très énervante expérience à la rédac de Neogaming. Alors là, on se pose une question, pourquoi nous fournir des possibilités multi joueurs plutôt très convaincantes avec de gros problèmes de connexions ?

 

 

Au final, Dead Rising 2 se révèle être un excellent défouloir, vous pourrez y massacrer des milliers de zombies de mille manières différentes, bon peut-être pas mille, mais sachez qu’en tout cas une grande variété d’armes vous y attend, qui plus est, l’association d’objets apporte un peu de nouveautés au jeu, seulement ce sera bien la seule, le jeu reste très proche de son grand frère et même s’il propose de meilleurs graphismes, ils soufrent quand même d’un manque de qualité. On trouvera le troisième gros défaut dans ses soucis de connexions, après quoi le titre se montrera tout de même extrêmement fun et l’on pourra faire abstraction de quelques uns de ses défauts.

 

Grosse rejouabilité, Durée de vie honnête,Scénario,
Aventure jouable entièrement en coopération, une bonne dizaine de mini-jeux,
Bruitages, gore à souhait, véritable défouloir, variété de jouabilité
 
Temps de chargement, peu de nouveautés au final, plus de mode photos (Franck West), De gros soucis de connexions, obligation d’être 4 pour les mini-jeux, graphismes moyens, ATH surchargé, bande son moyenne

 

Editeur : Capcom

Devellopeur : Blue Castle Games

Genre/Type : Beat Them All

Date de sortie : 24/09/2010

Classification PEGI : déconseillé aux moins de 18 ans, online, violence.