Un test de jeu kinect ne s’aborde pas de la même manière qu’un test de jeu dit « classique » ou « gamer », que ce soit au niveau du temps que cela prend de le réaliser mais aussi en ce qui concerne le gameplay qui est ici, totalement nouveau, oui on a déjà vu cela avec la wii, mais ce n’est pas exactement la même chose ici. Ce Sonic Free Riders, premier test kinect que l’on vous proposera, conjuguera sensation de vitesse et mouvements (à l’aide de votre corps) très variés, mais attention, ce jeu risque de vous faire transpirer à grosses gouttes…

Sonic back to the future 2…

En ce qui concerne le scénario de Sonic Free Riders, il se voudra plutôt très simpliste, divisés en plusieurs teams de trois, les différents personnages de l’univers très coloré de Sonic se feront face dans un « grand prix » qui ne sera autre qu’un gros tournoi de hoverboard (rappelez vous Retour Vers Le Futur 2). Vous pourrez donc incarner à tour de rôle divers équipes, que ce soit celle de Sonic accompagné de Tails et Knucles, mais aussi la Team Babylon, la Team Rose, la Team Dark et bien d’autres dont je vous laisse chercher et imaginer les membres.  Bon je vais vous lâcher quelques noms quand même pour vous faire plaisir, on y trouvera entre autres Amy Rose, Vector, Jet et Shadow, des noms qui vous diront surement quelque chose si vous appréciez l’univers du hérisson bleu.

En termes de mode de jeux, ils se divisent en trois catégories, la course normale dans laquelle l’unique objectif est d’arriver premier, le mode « razzia de ring » ou ce sera le joueur ayant ramassé le plus de ring qui remportera la partie et un mode ou il vous faudra détruire des blocs ou autres objets sur votre passage.

Clôturons ce paragraphe avec la durée de vie, à ce niveau-là, il faut reconnaitre que le soft vous occupera un moment, sa difficulté (pas forcément dû aux problèmes de reconnaissance de mouvements) y joue forcément un grand rôle, car certaines courses ne seront pas faciles  et la première place ne sera jamais évidente à obtenir. Le coté sportif du jeu tient également une place importante dans sa durée de vie, vous n’y passerez surement pas autant d’heures d’affilés que devant un jeu se jouant à la manette dans son canapé. Avec tout cela, la fin du jeu ne s’obtiendra pas en quelques heures, il vous faudra tout d’abord prendre le temps d’apprendre à jouer, et pour vous en donner un aperçu, je vous invite à sauter sur le prochain paragraphe de ce test.

 

Un gameplay complet, varié, mais complexe.

En premier lieu, c’est le temps d’adaptation, la maniabilité pas évidente au premier abord qui rend ce gameplay complexe, d’ailleurs cela se voit au nombre de didacticiel plutôt conséquent. Mais il faut dire ce qui est, la reconnaissance des mouvements n’est pas toujours au point, et c’est principalement cela qui rend le gameplay si délicat. Ce problème épineux est le plus gros de Sonic Free Riders, ainsi, on aura du mal à tourner dans les virages (surtout quand il faut se pencher en avant en fait), certains mouvements seront mal interprétés et ne se feront pas à l’écran alors que l’on fait pourtant le bon geste, les modes de jeux où il faut détruire des blocs se montreront exécrables à cause d’une mauvaise reconnaissance des coups de poings. En gros, ce n’est pas top top, mais même si les mouvements sont mal reconnus par moment, le jeu ne se révèle pas non plus injouable. Rajoutons que les menus ne sont pas évident à manipuler, certes, on se plait à faire comme Tom Cruise dans Minority Report, mais ce n’est pas assez rapide (pour des menus) et parfois laborieux. Après ce petit état des lieux des gros défauts du jeu, venons en maintenant aux différents mouvements reconnus que l’on peut faire. Ce qu’il faut se dire, c’est que vous êtes sur un skate, ainsi les gestes auront le même naturel, vous pourrez lancer une poussée d’accélération en frottant le sol avec votre pied, vous baissez sur votre planche pour charger avant un tremplin puis sauter en arrivant au bout de celui-ci. Mais ce n’est pas tout, puisque vous pourrez ramasser des objets sur la piste qui seront utilisables de différentes manières, par exemple, une cannette de soda que vous pourrez secouer afin que votre personnage la chevauche et soit propulsé, puis en tendant votre main d’un coté ou de l’autre, votre personnage en fera de même afin d’attraper les rings, d’ailleurs, ceux-ci vous serviront à acheter de nouveaux hoverboard ou motos, mais aussi des pièces (compétences)  dont nous allons vous expliquer l’utilité. Ces pièces que vous implémenterez dans votre hoverboard (2 pièces) ou moto (1 seule pièce) vous permetteront d’utiliser des compétences en course tel qu’un aimant à ring, et d’autres pièces vous permettant d’interagir avec divers éléments du décor tel que des rampes sur lesquelles glisser.

Vous l’aurez compris, les hoverboards ne seront pas les seuls « véhicules » utilisables dans Sonic Free Riders, des motos seront également disponibles, et il faut dire qu’à ce niveau le gameplay change pas mal, sur l’hoverboard, vous êtes de profil devant votre télé, et bien sur la moto, vous devez vous mettre de face et faire comme si vous teniez un guidon, en tendant les bras vers l’avant vous accélérer, en les tournant sur le coté vous tournez et en les tournant encore plus, vous freinez, là c’est moins bien par contre parce qu’on a tendance à vouloir braquer à fond dans les virages et résultat, la moto s’arrête, la patinnette, elle, est toujours disponible pour accélérer mais elle fonctionne moins bien (le geste est mal reconnu).

Pour finir, les courses varient les types de jouabilité en proposant des mini-jeux dans la course, comprenez qu’au sein même de la course votre personnage lachera sa planche pour par exemple plonger dans une tornade d’eau où il faudra mimer une nage mouvementé : le crawl, ou encore des phases de glisse en jetski (quasi identique à la moto) et des phases en charriot de mine où en se penchant, on changera de voie pour éviter de se prendre un mur.

 

C’est joli, oui mais ça ne fait pas tout !

Graphiquement, Sonic Free Riders pourrait rattraper les défauts précédemment cités, seulement pour ce genre de jeu, les graphismes tiennent moins d’importance, la reconnaissance de mouvements étant le point le plus important. Malgré tout, on reconnaitra qu’ils sont de très bonne facture,  en affichant des décors variés par différents thèmes, on passera ainsi d’une ambiance western à une autre plutôt froide et très hivernale, mais aussi l’on en traversera d’autres un peu plus originales avec des dauphins qui saute de partout ou encore un autre avec des jet de lave et du magma qui vous ralentira si vous le touchez… Les graphismes se montreront plutôt colorés et agréables, les variations de décors au sein d’une course dynamiseront habilement celle-ci.

Le seul petit bémol que l’on pourrait noter, c’est du coté du grand prix, pas de cinématiques au programme, mais des images figés avec un effet caméra défileront au fur à mesure pour raconter l’histoire.

En termes de choix de personnages, on appréciera grandement la possibilité de jouer avec son avatar Xbox 360, le gros choix de protagonistes sera lui aussi intéressant, mais par contre là, il faudra réussir à tous les débloquer, chose pas forcément aisée…

Musicalement parlant, à part le thème de l’introduction qui se révèle très entrainant, le reste ne reste pas vraiment en mémoire, et c’est peut-être pas plus mal, les thèmes principalement « techno » proposés lors des courses se montrent un peu lourd par moment. On appréciera par contre le commentateur, Omochao qui passera son temps à relater les évènements de la course, oui, c’est ça un commentateur, mais avec sa petite voix toute gentille, ça le fait bien, mais rassurez vous, si ça ne vous plait pas vous pouvez le désactiver dans les menus. Pour le reste des bruitages et sonorités, le tout reste très correcte.

 

De 1 à 4 joueur dans votre salon…

Le multi de Sonic Free Riders se décompose en deux parties, d’un coté le local, de l’autre le live, pour le premier, c’est plutôt brouillon, pas très pratique (autant au niveau des menus que du jeu), qui plus est, on n’y trouve aucun mode pour jouer l’un contre l’autre à 2, seulement 1 mode en équipe dans lequel la fusion (truc de surfer les mains dans les mains) se fait tout seul, on découvre en fait que c’est un élément scripté.  Malgré tout, les idées sont bonne, et on remarquera notamment le mode passage de relai jouable jusqu’à 4, où vous alternerez avec un coéquipier, seul petit bémol, il faut un grand espace…

Pour ce qui est du second, le multi online, entre les problèmes de sons et un live plutôt déserté, il faudra être patient pour en profiter au maximum…  Sinon, sachez qu’il offre tout ce qu’il y a en solo (course normale, razzia de ring et résistance), pas de passage de relai ici, alors qu’à deux contre deux via le live ça aurait pu le faire.

 

Entre problèmes de reconnaissance de mouvements, menu peu pratique et difficulté par moment excessive, Sonic Free Riders a du mal à nous convaincre. Malgré tout, ayant testé d’autres jeux Kinect, la reconnaissance de mouvements n’est pas non plus catastrophique, on peut dire qu’il y a pire, et puis je le répète, ce défaut ne fait pas de Sonic Free Riders un jeu injouable, il faut être indulgent, on n’est encore qu’au tout début de Kinect, et c’est tout de même pas mal pour un début. Mais sur ce coup-là, mon conseil serait d’attendre une bonne occasion, un petit prix pour l’acquérir.

 

Jouer avec son avatar 360, décors variés, Un multi local jouable jusqu’à 4 et un multi online.  
Nombreux mouvements variés, deux types de jouabilités (moto et hoverboard)
Durée de vie plus que correcte, Nombreux personnages…
 
 
… Encore faut-il les débloquer, scénario simpliste, Reconnaissance des mouvements limite
Manipulation des menus pas évidente, long temps d’adaptation nécessaire et prise en main difficile
Pas de cinématique à part à l’écran d’accueil, Live désert, multi local brouillon et pauvre, problèmes de sons.

 

 

Éditeur : Sega
Développeur : Sonic Team
Genre/Type : Course (kinect)
Date de sortie : 10/11/2010
Classification PEGI : 3ans, online